Plutôt dans la journée, j’ai eu à
faire un choix difficile. Faire le trajet Gatineau-Montréal pour voir le
groupe blues de l’heure au Canada ou rester dans mon patelin pour voir et
entendre le guitariste le plus hot du Québec. Ceux, qui comme moi, aiment à
la fois les sonorités blues et la puissance du rock, sans compter une voix
inimitable par sa rugosité et son énergie, ne regretterons pas d’avoir
choisi Ricky pour l’ouverture de la 10ieme édition de la Virée Blues au
Petit Chicago remplis a craquer.
À vos marques, prêts, bluesez! Dès
le départ Ricky Paquette, en power trio avec Domenic Romanelli
(basse) et Ange E. Curcio (batterie) nous a surpris avec du blues énergique,
musclé et explosif. Le jeune prodigue de la six corde était en grande forme.
Fallait entendre la longue version de Red House d’Hendrix. Ce n’est
pas mêlant, à chaque fois que je revois Ricky en spectacle, il semble s’être
amélioré de nouveau. A ce rythme il va devenir le meilleur si ce n’est pas
déjà le cas. Ses solos était parfois super rapide et a d’autre occasion
rempli de feeling. Nous étions comme gelé face à sa virtuosité.
Ensuite, la
surprise passée et bien réchauffée, le party a commencé en compagnie
de ses invités. D’abord la reine Dawn Tyler Watson est venu prêter sa voix
pour plusieurs chansons et nous a fait bien rire avec ses histoires dans un
français cassé qui est devenu sa marque de commerce. Elle a fait quelques
apparitions a chacun des sets au grand plaisirs des spectateurs qui
l’on chaleureusement ovationné. Chantal Paquette la sœur de Ricky, est venu
aussi chanter quelques tunes dont le fameux Bobby McGee
popularisé par son idole Janis Joplin. Quelques autres amis sont venus
faire un tour sur la scène grâce à la générosité de l’artiste vedette.

Au troisième set Ricky s’est
lâché lousse au grand plaisir des nombreux fans qui n’ont pu se résigner à
partir après le deuxième. Le jeune guitar-heros y est allé d’une
électrisante prestation en passant d’une facilité déconcertante d’un style à
l’autre. Hendrix (souvent), Zep, jazz, blues, classic rock, comme si chaque
style était sa spécialité propre. Les nombreux fans entassés, homme et femme
et de toute age je dois bien le dire en redemandais.
J’ai vu plusieurs
grands noms de la guitare et un certain spectacle de Frank Marino à ses
belles années a été la plus grande prestation blues-rock dont j’ai été
témoin dans un petit club. Ce soir Ricky Paquette l’a égalé, et ça je ne
risque pas de l’oublier. Le Petit Chicago s’en souviendra.
